Le contrôle de l'État6 min6/7

Vérification des antécédents judiciaires : ce que la loi prévoit

Comment sont vérifiés les antécédents des personnes encadrant des mineurs ?

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Lorsqu'un adulte encadre des mineurs dans un accueil collectif, la question de son aptitude à exercer ne repose pas seulement sur son diplôme ou sur son expérience. La loi prévoit aussi que certaines personnes ne peuvent pas exercer auprès de mineurs, et que cette situation doit pouvoir être vérifiée.


À retenir

  • 1La loi prévoit que certaines personnes ne peuvent pas exercer auprès de mineurs.
  • 2La vérification ne repose pas uniquement sur ce qu'une personne déclare elle-même.
  • 3Elle s'inscrit dans un circuit administratif précis entre l'organisateur et les services compétents.
  • 4L'objectif est de sécuriser l'accueil des mineurs dans un cadre prévu par les textes.

Ce que la loi cherche à éviter

Le principe est simple : certaines condamnations ou incapacités légales empêchent d'exercer des fonctions auprès de mineurs. L'enjeu est donc de faire en sorte qu'une personne concernée ne soit pas recrutée ou ne continue pas à exercer dans un accueil.

Comment la vérification s'organise

Cette vérification ne repose pas seulement sur un document apporté par la personne recrutée. Elle s'inscrit dans un cadre administratif plus large.

Concrètement, l'organisateur ne mène pas une vérification artisanale ou au hasard. Les informations passent par le circuit prévu par les textes et, selon les cas, par la téléprocédure TAM ou par les services départementaux compétents. L'administration vérifie alors à la fois l'absence de mesure administrative au sens de l'article R. 227-3 et l'absence d'incapacité légale prévue par l'article L. 133-6.

En pratique, cela signifie que :

  • l'organisateur transmet les informations utiles à l'administration ;
  • les services compétents vérifient que ces personnes ne relèvent pas d'une mesure administrative ou d'une incapacité légale interdisant l'exercice auprès des mineurs ;
  • en cas d'incapacité légale constatée, l'administration en informe l'organisateur pour qu'il prenne les dispositions nécessaires.

Pour les familles, le point important est surtout de comprendre qu'il existe un dispositif dédié. Ce n'est pas laissé à l'appréciation individuelle de chaque équipe de terrain.

Éclairage juridique

Article R227-3 du CASF

Les organisateurs mentionnés à l'article R. 227-2 vérifient que les personnes appelées, à quelque titre que ce soit, à prendre part à un accueil de mineurs n'ont pas fait l'objet d'une mesure administrative prise en application des articles L. 227-10 et L. 227-11.

Ce que cela veut dire ici

Le texte organise la vérification d'honorabilité par l'organisateur, à partir des procédures prévues par les textes.

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Ce que cela change pour l'accueil

Pour l'organisateur, cela fait partie du cadre normal de sécurisation de l'équipe. Pour les familles, cela signifie qu'il existe un niveau de vérification qui dépasse la seule confiance personnelle ou la simple déclaration de bonne foi.

Une vérification qui peut aussi concerner la suite

Le dispositif ne sert pas seulement au moment du recrutement. Il permet aussi de traiter la situation d'une personne déjà en poste si une incapacité légale apparaît ensuite.

Cette vérification administrative s'ajoute aux incapacités d'exercice prévues par l'article L. 133-6 du CASF.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Le cadre de vérification ne repose pas seulement sur un document produit par la personne. Il s'appuie aussi sur les procédures prévues par les textes.
Oui. Le dispositif permet aussi de traiter la situation d'une personne en exercice si une incapacité légale apparaît ensuite.
Non. Ce contrôle relève d'abord des procédures de l'organisateur et des services compétents.

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